De la Nature de l’Homme

Hier, le porto était bon et les pâtes aux fruits de mers, exquises. Sur fond de retour de vacances et de photos d’orchidées caribéennes, nous nous lançâmes dans une discussion psycho-philosophique sur les besoins physiques de la femme de procréation et ceux, discutables, de l’homme de distribuer son sperme. Ou comme T. a si subtilement introduit l’interrogation : « Je comprends le besoin de procréation de la femme, mais que pensez-vous de la polygamie ? » 

Je ne relaterai pas ici, notre discussion plus qu’animée et où le combat n’était pas du tout à égalité, T étant seul dans l’arène face à deux lionnes plus que décidées à faire comprendre l’incompréhensible.  Non, j’ai plutôt envie de me pencher sur ce qui retient l’homme de ne pas se multiplier et d’engrosser à tout va.

Le mystère entourant la femme et son ventre n’est pas nouveau. Mais l’homme ? Ce désir de se propager est-il le fait d’un besoin réel lié au maintien de l’espèce ou juste une envie bassement charnelle de multiplier les visites intra-utérines ?  Je précise ici que le contexte est celui de Chéri.
L’homme célibataire, que j’appellerai Brutus (sans raison), est libre de papillonner et a même tout intérêt à se maintenir en forme, histoire de ne pas effrayer sa future Première Dame par un excès de passion uniquement justifié par une trop longue rétention des fluides. Qui d’ailleurs, à mon sens, l’empêchera de faire un choix éclairé, guidé uniquement par Popol. Brutus doit expérimenter, découvrir, pour un jour tomber sur La Chérie avec qui il se sent homme.
Par la suite, Brutus devenu Cheri, sentira-t-il le besoin de se disperser ?
     

Mystère naturel ou Désir charnel ? 


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